Pour moi la plus difficile

C’est avec un peu d’appréhension que j’abordais cette course. Mais l’ambiance du départ me rassure. Feu d’artifice beaucoup de spectateurs : c’est sympa. Pourtant au briefing la directrice de course nous prévient : risque d’orage , rafales de vent pouvant atteindre 70km/h , température de 4° en haut des crêtes. Elle conclut qu’il est possible que le parcours soit modifié. Certaines portions peuvent être dangereuses avec de grosses précipitations, d’autres doivent être protégées.
Bref le départ est donné à 0h01mn comme prévu. Le premier tronçon est de 16 km avec 600 m de D+. J’y arrive à 2h30. Pour le moment tout va bien. J’ai un appel de ma fille qui me dit que je suis 760ème sur 858 et mon temps de passage au 32 ème km est prévu vers 7h30. Je sais que les 35 km à venir vont être difficiles avec 2100 m de D+. Là nous sommes vraiment dans le dur. Les montées sont longues et très pentues. Les descentes sont glissantes et dangereuses, il est difficile d’aller vite. J’arrive au Perthus à 7h. David m’a appeler un peu plus tôt pour me dire qu’il me rejoindra vers le 40ème km pour faire un bout de chemin avec moi. Dans la descente suivante une coureuse est tombée. Quelqu’un appelle le PC course. Suspicion d’une fracture du fémur. Je ne sais pas comment ils vont la récupérer. Les sentiers sont étroits, glissants, pleins de grosses pierres au milieu de nul part. Je retrouve David et Virginie dont le mari fait la course avec des copains. Ça fait du bien. On se donne rendez-vous au ravito du Lioran au 51 ème km. Les 11 kms suivants sont terriblement difficiles avec le « harpon du diable » ,les bâtons ne sont plus autorisés. La montée est de 1,5km / 2km. Il me faut 1 h pour gravir cette pente et arriver sur les crêtes. C’est magnifique mais il faut être attentif car les sentiers sont dangereux. Il nous reste 5 km pour rejoindre le prochain ravito. Le vent s’est levé et la pluie attendue arrive. Des trombes d’eau s’abattent sur nous mais finalement ça ne me gêne pas. Je préfère à la grosse chaleur. Je ne suis pas trop mal, je n’ai pas de douleur, je retrouve David et Virginie qui me disent que j’ai meilleure mine qu’au 40 ème. Les abandons s’enchaînent, je suis 667° avec 11h12 de course. Là on apprend que le parcours est modifié. On ne passera pas au Puy Mary. Cela nous supprime 300 m de D+ mais on nous rajoute 7km de course. Le prochain ravito sera dans 21 km avec un point d’eau à une dizaine de bornes. Ce qui est bien à l’UTPMA c’est que dès que tu sors des ravitos ils te renvoient sur des pentes terribles. Tu montes tu descends tu escalades. C’est dur. Après une bonne soupe aux vermicelles au point d’eau je retrouve de nouveau David et Virginie. Ça fait du bien. Ils s’occupent de moi me réconfortent. Nous sommes à 76 km. David me renseigne sur la suite du parcours. Les premiers de la course ont mis 3 h pour faire les 15 kms suivants. Le moral en prend un coup et la pensée d’abandonner me traverse l’esprit. Heureusement depuis le Lioran je cours avec les mêmes personnes et on se soutient moralement. Les 15 kms sont vraiment durs. Il avait raison le David. Ils nous faut 4h20 pour faire 15 bornes. Nous arrivons à Lascelle à 20h36 et je suis en 507ème position. Il reste 21 km à faire. David me propose de les faire avec moi. Je suis content mais au dernier moment je me ravise. J’ai peur pour son genou et je refuse qu’il m’accompagne. J’ai eu raison, nous repartons sur des grosses montées et des descentes rendues extrêmement glissantes avec la 2 ème période de pluies de l’après midi. Plus personne ne court. Nous rejoignons St Simon à 23h27. Nous prenons le temps avant de repartir. Il nous reste 8 km mais nous repartons directement sur une nouvelle côtes avec un D+ d’environ 200 m. Ils sont terribles à l’UTPMA. Enfin on débouche sur une route et on termine le parcours sur le bitume jusqu’à Aurillac. Là je retrouve Bruno David et Virginie qui terminent les 600 derniers mètres avec moi. Je ne suis pas trop mal mais le retour au camping est difficile. Je m’endors dans la voiture. Après il faut se déshabiller, se doucher je me couche vers 3 h. Le réveil est difficile à 8h30. Petit déjeuner. On discute de la course avec les autres. Le retour en voiture est compliqué. Je suis un peu déshydraté et j’ai un gros manque de sommeil mais je l’ai fait……. 501ème sur 858 en 25h14 !!!!!

Envoyé de mon iPad

Envoyé de mon iPad

Résultats du WE

Les deux premiers finishers de ce WE sportif sur l’UTPMA

  • Bruno sur le marathon de la Jordanne ( 43 km et 1800 D+) en 7h19
  • Gégé sur l’Ultra Trail Puy Mary Aurillac ( 105 km et 5500 D+) en 25h14…

Accompagnés de leur coach favori David .

FELICITATIONS :good: à nos champions , attendons de lire leurs récits…

Bon courage à tous les Runars en course aujourd’hui..  :whistle:

 

 

LA PASTOURELLE

Dernièrement, Mélanie a acceptée de nous recevoir chez elle pour une interview exclusive suite à sa participation à La Pastourelle.

Voici le récit qu’elle nous a écrit et quelques photos en fin d’article:

Chers Run’ars, j’ai testé pour vous La Pastourelle et je dois vous avouer que j’ai du mal à vous dire ce que j’ai préféré.

La convivialité et l’organisation ? Cette course est réputée pour cela (c’est comme ça que Mélanie* me l’a vendue : le bal) et je dois vous dire que l’on n’a pas été déçues. Tout est anticipé, il ne manque rien. Un bémol tout de même : au moment du retrait des dossards, une dame est venue au devant de moi et m’a dit « Madame, pour la randonnée, c’est par ici. » (Bon, ok, je ne me suis pas entraînée mais de là à dire que j’ai un physique de randonneuse !!) Grrrr !

Le village de Salers ? Je ne connaissais pas, c’est vraiment mignon. Un village médiéval préservé avec des commerces qui jouent le jeu des boutiques à l’ancienne et une course « La médiévale » à faire, déguisé, dès le vendredi soir.

La parcours ? Contrairement au Vulcain, on n’est pas dans la forêt mais sur les crêtes. Qui dit crête dit vent, neige (oui, oui !), trous de sabots de vache, chamois (mais avec le brouillard, on n’a rien vu). On est montées jusqu’à 1600 m avec des passages de grimpettes et des endroits où il ne vaut mieux pas regarder en bas (je ne conseille pas ce trail à ceux qui ont le vertige). Le profil est assez casse-pattes, et comme il ne faisait pas beau, nous avons eu de la boue pendant 32 km (pour vous dire, il m’a fallu 3 douches pour retirer toute la boue de mes orteils). En raison des conditions, je pense que c’est la course la plus difficile que j’ai faite. Je vous épargne le paragraphe sur « comment faire pipi sur les crêtes pour les filles ? » ou « comment faire pipi par 0°C pour les garçons ? » (pour plus de détails, demandez Christophe Richard chez les Baladins).

Les ravitos ? Je ne dis pas ça pour motiver Bruno, notre testeur de ravito mais sur la même course on a eu : Jojo (rond comme une queue de pelle qui sert des verres d’eau à 12h), un accordéoniste enfermé dans un camion pour le protéger du froid, des bandas (même à 1600 m -et avec la neige, le froid, on a dit « chapeau »), un verre de vin chaud après l’ascension la plus difficile, l’apéro au dernier, un DJ qui s’éclate tout seul au milieu de nulle part…et des bénévoles congelés, présents depuis 8h du matin et ce, jusqu’à 19h et d’une bonne humeur inébranlable.

François D’Haene ? Quoi ? vous ne connaissez pas François D’Haene ? Il doit être, après Gégé, le meilleur traileur français et là, il était venu pour vendre son vin. Ca nous a sacrément motivées avec Mélanie* (enfin surtout elle) : notre objectif c’était d’arriver en moins de 6h pour arriver avant qu’il ne ferme son stand. Bingo ! On a réussi notre défi mais il avait vendu tout son vin. Pas grave, Mélanie est allée lui parler quand même (crottée mais fière )et on s’est fixés un autre défi : faire la chenille avec lui au bal.

Je sais, ce que vous attendez, vous, c’est que je vous raconte le bal…
Sachez que les conditions en ont fait une course vraiment difficile mais que même quand il fait beau c’est très technique, c’est assez exigeant et surtout les 2 derniers kilomètres demandent une grande force mentale. C’est très dur. On se motivait en pensant à la douche chaude, au bal….Pour vous dire, à 800m de l’arrivée, un mec nous dit « allez, encore 20 minutes de marche et c’est bon »….il avait vu juste ! On prend 200 m de dénivelé dans les 2 derniers kilomètres…
On a mis 5h27 pour faire 32 km (oui, bon, François D’Haene a mis 4h26 pour en faire 53…). Certes, on n’était pas en forme mais au vu des conditions, on ne pouvait pas aller plus vite. On était fières de nous parce que c’était difficile. Il y a beaucoup d’abandons sur cette course mais pas nous !

A l’hôtel, en buvant notre bière de l’autosatisfaction (notez que la météo avait l’avantage d’avoir des bières fraîches rien qu’en les laissant sur le balcon), on était tentées d’aller se coucher, on était cuites….mais nos obligations mondaines nous ont vite rattrapées. Cognac-Shweppes, Pineau, bière : Lolo des Baladins fêtait ses 25 ans (vite fait) dans le hall de l’hôtel…. Puis, nous sommes parties au bal mais avant de rentrer, on a bu une bière dehors -la plus grande buvette de ma vie-. Et enfin…enfin, les garçons se sont décidés à ce qu’on entre (un barnum gigantesque où on est plus de 1000 à manger et danser).
On a raté la 1ere partie de la soirée mais comme il n’y a pas de hasard, on est entrés au moment du discours de François D’Haene. On n’entendait pas bien ce qu’il disait mais j’ai cru comprendre qu’il disait  » bravo aux 2 Mélanie qui, même pas en forme, ont fait une très belle course ».
J’allais vous raconter le bal mais je crois qu’il faut vous laisser le découvrir. Mélanie a dansé plus de 4h (comme quoi la fatigue, c’est relatif), moi j’ai fait du fractionné « danse-blabla-danse-blabla ». On n’a pas fait la chenille avec François (échec) mais on a passé, malgré la fatigue une excellente soirée.
Geoffrey, cette course, elle est pour toi ! Quand, avant l’entrée du repas, j’ai vu des mecs nus, debout sur les bancs, j’ai eu des souvenirs de ta carrière de volleyeur qui me sont revenus en pleine poire.
J’ai passé un super week-end avec Mélanie (la reine du bal), et avec les Baladins. J’espère que certains d’entre vous se laisseront tenter ou réussiront à chopper un dossard surtout car ça part vite. 18km le vendredi, 10km Féminine, 32 ou 53 et rando VTT ou à pied.
J’espère que vous l’avez compris : ce week-end demande une grande condition physique et de l’endurance à tous points de vue.
Prochain objectif : le trail de Fort Boyard : des nains, des tigres, des araignées….j’espère que d’autres run’ars nous rejoindront.
Bises,
Mélanie
PS : pas beaucoup de photos à cause du brouillard.

* l’autre Mélanie (de l’Ultramical 86)

REUNION DES RUN’ARS VENDREDI 28 JUIN 19H30

Une réunion de tous les run’ars est prévue le vendredi 28  juin à 19h30. A la Sapinette, 3 rue du Château.

  • Présentation du planning des bénévoles pour l’organisation des Foulées le 08 septembre (inscriptions, ravitos, parkings, etc…).
  • Clôture de la saison 2018/2019. Chacun apporte un p’tit gâteau (salé pour ceux qui sont nés une année paire et sucré pour les autres) , une assiette et un couteau. L’association se charge des boissons.

Pour cette belle semaine ensoleillée

Nous vous proposons

Mardi:

Séance sur St Julien l’Ars comme d’habitude

Jeudi:

Parcours champêtre  sur Jardres, tout niveau . Rdv à 18h30 mairie St ju ou 18h45 mairie de Jardres.

Dimanche:

Trail des Vignes à Marigny-Brizay

Plusieurs distances sont proposées ( 7 ,14 et 24 km) …. Départ des courses à 9h00 et inscriptions sur place le dimanche possible..

Sortie habituelle sinon sur St Ju